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Anna Mellul

Le 11 septembre 2015, la salle du Tapis Rouge, à Colombes, a accueilli une exposition photos : « Portrait(s) à La Rampe », accueil de jour pour personnes vivant dans la précarité.

Cette exposition est née de l’idée d’Anna, volontaire en service civique à La Rampe, passionnée de photographie et particulièrement de portraits. Anna a souhaité proposer un projet qui puisse parler de la précarité autrement ! Une mise en valeur des personnes vivant dans la précarité, que celles-ci puissent être au centre. Une volonté manifeste d’une prise de conscience, de la part des personnes en situation de précarité, de leur beauté, de leur dignité :

"Je souhaitais que l’on se défasse des représentations dépréciatives sur les personnes sans abri ; je voulais qu’elles puissent être conscientes qu’elles pouvaient être belles, intéressantes, que l’on pouvait mettre en place tout un projet autour d’elles, simplement pour ce qu’elles sont ".

De l’idée à la préparation : une dynamique de projet

Une fois l’idée ayant pris forme, Anna a parlé du projet à ses deux tutrices, l’une pour la validation du projet et l’autre pour une présence sur le terrain avec elle. Une équipe de cinq personnes s’est rapidement constituée : Fabien L. et Philippe D. (les deux photographes), Solange A. (art-thérapeute), Sandrine J. (directrice de production) et Anna Mellul. À ce noyau dur se sont ajoutés Sandrine W. (socio-esthéticienne), Robert S. (coiffeur) et Arnaud P. (making-of).
Il a fallu plusieurs semaines pour mettre en place ce projet. « Nous avons fait quelques réunions pour parler du projet, de ce que nous souhaitions en faire, la manière dont nous souhaitions le faire, les questions pratiques, techniques, budgétaires… », précise Anna.
Les séances photos se sont déroulées sur quatre matinées, les samedis d’ouverture de La Rampe. L’équipe projet a aussi mis en place des ateliers de discussion autour du projet photos, dans l’idée d’intégrer au maximum les volontaires de La Rampe (participants au projet ou non, bénévoles, accueillis…).
Les séances photos se sont déroulées sur quatre matinées, le samedi à La Rampe dans une ambiance très joyeuse. L’équipe projet a mis en place des ateliers de discussion autour du projet dans l’idée d’intégrer au maximum tous les volontaires de La Rampe (participants au projet ou non, bénévoles, accueillis…).

Le mur de photos

Initialement, l’exposition était pensée pour La Rampe, pour faire un mur de photos, apporter un autre décor au lieu. Mais l’envie d’exposer dans un lieu public était très forte. Une partie de l’équipe est allée présenter le projet à la vie associative à Colombes qui a donné son accord.

Le jour J

Le 11 septembre, jour de l’exposition, de nombreuses personnes se sont mobilisées pour aider à la préparation, à la mise en place… L’exposition a commencé à 17 h pour se terminer à 21 h et pendant ces quatre heures, beaucoup de personnes d’univers différents s’y sont rencontrées. Du personnel de la mairie en passant par des travailleurs sociaux, des salariés du Secours Catholique, de la Croix-Rouge, des curés, des bénévoles, des sans-abri (ne fréquentant pas toujours La Rampe), des enfants, des jeunes, des retraités… « J’ai été très surprise de l’intérêt que les personnes pouvaient porter à ce projet », nous a avoué Anna.
Soixante portraits grand format étaient présentés, volontairement aucune étiquette n’était posée, aucune distinction entre les bénévoles, les accueillis de La Rampe ou l’équipe projet n’était faite. Grâce aux retours de quelques personnes sur l’exposition, force était de constater que les participants au projet étaient fiers d’être exposés et contents de pouvoir récupérer leur portrait en format carte postale.

Vers une extension…

Aujourd’hui l’exposition est très demandée : les curés des églises de Colombes, l’EDAS, le Secours Catholique… Anna nous dit encore : « … si l’exposition pouvait se déplacer, si elle pouvait toucher et sensibiliser encore, alors ce projet photos aura atteint nos plus grandes espérances ! »

En bonus le making off

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#citoyensfrat